Mode printemps été 2016: les tendances pour des transgenres

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Quel est le meilleur moyen de résumer ce qui s’est passé aux défilés de mode printemps été 2016 pour des transgenres? Un seul mot: abondance. Il y avait un maximalisme des rayés présent partout même chez les romantiques comme Alexander McQueen, Sarah Burton et Erdem Moralioglu. Les clients veulent plus que jamais des tendances auxquelles s’accrocher, un composant émotionnel qui s’étend au-delà du luxe et du glamour. Les créateurs répondent à cette demande en offrant des habilles romantiques, attrayants, riches et ornés et même les créateurs minimalistes optent pour une certaine excentricité dans leurs collections. Mais alors, avec ce festin visuel, que porter cet été?

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«Je veux qu’on me prenne pour une femme»

Transsexualisme. Dans un livre à paraître demain, Marie raconte son combat pour échapper à la souffrance des années où elle s’appelait Marc. Un récit sans concession.

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Une silhouette longiligne moulée dans un jean qui trottine sur des bottines. Des cheveux relevés. Des yeux bleus. Un maquillage léger. Elle dit : «Bonjour, je suis Marie.» La voix est grave, «mais pas plus que celle de ma dentiste», siffle celle qui, il y a encore cinq ans, s’appelait Marc. Marie, c’est l’histoire d’une transsexuelle, née de sexe masculin le 2 août 1959 à Paris, qui vient de plaquer la capitale pour poursuivre en province une vie de roman. Une enfance de garçon et de douleur, une adolescence de fugueur, une vie d’adulte comme DJ à Saint-Germain-des-Prés, où folles, trans et travelos mènent la danse. Des jeunes années qui dérapent dans la dépression, la prostitution, la précarisation. La souffrance d’avoir une bite quand on rêve d’une chatte. La rémission par un boulot d’aide-soignante. Et surtout une opération qui fera de Marc une Marie, qui après des années de combat publie demain aux PUF Mémoires d’une transsexuelle, la belle au moi dormant sous le nom de Marie-Edith Cypris (1).

Le récit de 300 pages est cru comme les histoires de cul. Truffé d’autodérision à l’image de son auteure. Erudit comme quand elle interroge les questions de genre et d’identité sexuelle. Révolté, souvent, contre les associations militantes de la cause trans qui usent d’un vocabulaire «victimaire, pleurent sur leurs épaules mutuelles, voient de la transphobie partout. Moi, je voulais témoigner, partager, secouer.»


Travesti pour la vie

Contrairement à ce que la psychiatrie a longtemps cru, la transidentité n’est pas une maladie. Elle n’est pas non plus une tare… Lorsque l’on souhaite s’en débarrasser, en fin de compte, on souhaite surtout éviter tous les effets négatifs que l’on y associe : la destruction d’une image « patriarcale », la peur du rejet des autres et j’en passe. Continuez la lecture

L’envie de se travestir n’est pas une tare

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Je comprends qu’il devienne urgent pour certains couples que la notion-même de travestissement disparaisse à tout jamais dans les limbes d’un mauvais souvenir mais… Cela revient, dans la plus grande partie des cas à aller contre la nature de la personne travestie. L’argument revient implacablement dans les situations de conflit : « ce n’est pas elle que j’aime, mais toi, mon homme » ! Sauf que dans la plupart des cas, c’est souvent le côté masculin et quotidien qui permet de travestir un côté beaucoup plus fluide voire féminin. Il est difficile d’aller contre sa nature et, en fin de compte, il n’y a vraiment aucune bonne raison de vouloir transformer les gens sur leur façon d’être ; enfin, sur leur façon de s’habiller et de s’exprimer, tout du moins.

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La meilleure des solutions est toujours de s’accepter et de ne plus vouloir refouler cette envie, ce besoin, votre personnalité. Bien sûr, tout le monde ne peut pas l’assumer à tout bout de champ et se balader avec un sticker Let me be a drag queen sur le front, entendons-nous. Mais croire qu’il est possible de ne plus y songer revient finalement à croire que vous pourriez, avec beaucoup d’effort, vous débarrasser de votre goût prononcé pour les jeux de société par exemple, ou croire que vous pourriez vous débarrasser de votre hétérosexualité. Ou vous imaginer qu’il est possible de vous débarrasser de votre attirance pour les framboises ou les voyages. Ou… Enfin, vous avez compris. Cela fait partie de vous. Sans être inscrit dans le code génétique, le travestissement fait entièrement partie de la personnalité – de l’identité, même. Alors au final, s’imaginer qu’il est possible de se débarrasser de son envie de se travestir revient à admettre qu’il est acceptable de ne pas être soi-même.

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