L’envie de se travestir n’est pas une tare

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Je comprends qu’il devienne urgent pour certains couples que la notion-même de travestissement disparaisse à tout jamais dans les limbes d’un mauvais souvenir mais… Cela revient, dans la plus grande partie des cas à aller contre la nature de la personne travestie. L’argument revient implacablement dans les situations de conflit : « ce n’est pas elle que j’aime, mais toi, mon homme » ! Sauf que dans la plupart des cas, c’est souvent le côté masculin et quotidien qui permet de travestir un côté beaucoup plus fluide voire féminin. Il est difficile d’aller contre sa nature et, en fin de compte, il n’y a vraiment aucune bonne raison de vouloir transformer les gens sur leur façon d’être ; enfin, sur leur façon de s’habiller et de s’exprimer, tout du moins.

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La meilleure des solutions est toujours de s’accepter et de ne plus vouloir refouler cette envie, ce besoin, votre personnalité. Bien sûr, tout le monde ne peut pas l’assumer à tout bout de champ et se balader avec un sticker Let me be a drag queen sur le front, entendons-nous. Mais croire qu’il est possible de ne plus y songer revient finalement à croire que vous pourriez, avec beaucoup d’effort, vous débarrasser de votre goût prononcé pour les jeux de société par exemple, ou croire que vous pourriez vous débarrasser de votre hétérosexualité. Ou vous imaginer qu’il est possible de vous débarrasser de votre attirance pour les framboises ou les voyages. Ou… Enfin, vous avez compris. Cela fait partie de vous. Sans être inscrit dans le code génétique, le travestissement fait entièrement partie de la personnalité – de l’identité, même. Alors au final, s’imaginer qu’il est possible de se débarrasser de son envie de se travestir revient à admettre qu’il est acceptable de ne pas être soi-même.

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