TRANSGENDÉRISME

Un transgendériste est quelqu’un qui combine à la fois des caractéristiques identitaires masculines et féminines: les identités de genre féminine et masculine sont simultanément fortement présentes ou absentes. Un transgendériste peut donc avoir le sentiment d’être autant homme que femme, ou ni homme ni femme. Cette personne subit parfois une adaptation corporelle afin d’harmoniser son corps et son identité de genre.

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Auparavant

La “Sex Orientation Scale” de Harry Benjamin (1966) abordait uniquement les concepts de travestissement et de transsexualité. Il n’était alors pas encore question de transgendéristes. Le terme est apparu récemment pour désigner une manifestation spécifique de l’identité de genre. Selon Harry Benjamin, les hommes travestis auraient une identité masculine et les hommes transsexuels une identité féminine. Sa classification montre qu’il peut cependant aussi arriver que l’on se sente à la fois homme et femme, ou ni homme ni femme. On peut même se sentir parfois homme et parfois femme. “On ne rentre donc ni dans la case des travestis, ni dans celle des transsexuels, et l’on a l’impression d’être quelque part entre deux chaises” (Vennix P). On devrait donc pouvoir situer le terme transgendérisme dans les quatrième et cinquième catégories de la classification de Harry Benjamin (transsexuel non chirurgical et véritable transsexuel, intensité modérée).

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De nos jours

Les termes utilisés par Harry Benjamin ne le sont quasi plus aujourd’hui, celui de transgendérisme est en revanche encore usité. Actuellement, le terme genderqueer est très à la mode. De plus en plus de personnes qui se considèrent comme trans* s’affranchissent du carcan régissant la manière dont une transition devrait se passer et cherchent leur propre voie.

Certains estiment que le nombre de transgendéristes connus à ce jour constitue uniquement la partie émergée de l’iceberg. Selon eux, depuis l’introduction du terme, beaucoup de personnes considérées auparavant comme travestis ou transsexuels se sentent désormais plus à leur place dans cette catégorie. Quelqu’un qui passait autrefois pour un travesti, mais qui aspirait à une réassignation sexuelle partielle ne pouvait pas prétendre à l’époque à un traitement médical. Celui qui tranchait malgré tout le nœud gordien et s’embarquait dans un traitement médical, se sentant plus transsexuel que cross-dresser, devait alors se soumettre à ‘l’ensemble du processus’. Un certain nombre de transgendéristes auraient ainsi été qualifiés à tort de transsexuels…

D’autres estiment que le transgendérisme constitue uniquement une phase transitoire préliminaire au but final: une transformation sexuelle complète. Ce stade intermédiaire entre homme et femme ne serait pour eux qu’une période prolongée mise minutieusement à profit par le transgendériste pour se préparer et préparer son entourage avant de parvenir enfin à sa nouvelle vie d’homme ou de femme…

Il est en tout cas certain que le transgendérisme peut en définitive mener à la transsexualité et donc à une inversion totale des rôles. Cela peut arriver, cela ne veut pas dire pour autant que cela doive arriver. L’objectif final de tout traitement médical (ou accompagnement psychologique) doit se résumer à faire en sorte que l’on puisse surtout être soi-même. Qu’il s’agisse d’être un homme, une femme, un peu des deux ou les deux à la fois, cela n’a en principe que peu d’importance. Du moment que l’on se sent bien, que l’on se sent mieux dans sa peau et que l’on se sait estimé(e) par les autres. Autrement dit, l’important est de soulager les plaintes de genre (dysphories de genre).

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Nous avons tous besoin de nous savoir acceptés et estimés par notre entourage. C’est ce qui nous pousse à aller de l’avant. Les enquêtes de satisfaction à la suite de traitements de réassignation sexuelle auprès de personnes transsexuelles ont déjà montré à plusieurs reprises que le soutien de l’entourage est d’une importance cruciale dans ce processus. Il en va de même, sinon plus, pour les transgendéristes. Dans notre culture, on pense en effet encore surtout en termes d’homme et de femme, une dichotomie spécifique. Cela peut donner aux transgendéristes le sentiment de ne pas être reconnus dans leur identité entre homme et femme, d’être sans cesse poussés dans l’une ou l’autre case.

Cela a également un impact relationnel énorme: il se peut qu’un(e) partenaire accepte que son partenaire se travestisse, il reste malgré tout fondamentalement un homme. Dans le cas du transgendérisme, il en va tout autrement: le transgendériste se sent en effet quelque part entre l’homme et la femme et souhaite (parfois) confirmer cela à l’aide d’une transformation sexuelle partielle. Pour de nombreux partenaires, cela dépasse souvent les bornes. On ne veut pas vivre avec une demi-femme, un demi-homme, on ne se sent pas lesbienne, on a le sentiment de perdre pour toujours son partenaire masculin…

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D’autres problèmes peuvent accompagner le transgendérisme (Vennix):

  • Comme l’on pense soi-même aussi uniquement selon la dichotomie homme-femme, on trouve souvent plus difficile d’intégrer ces deux identités en un tout. C’est pourquoi on passe sans cesse d’un rôle d’homme à un rôle de femme à cause de la peur du rejet et de l’isolement social si l’on faisait cohabiter les deux.
  • Les transgendéristes manquent souvent de modèles de rôle, d’exemples auxquels ils puissent s’identifier. C’est pourquoi il est difficile pour ces personnes de continuer à croire en elles et de persévérer dans leur choix entre homme et femme.
  • Le manque de possibilités de laisser libre cours à l’identité féminine peut tourner à l’obsession et faire naître le désir de porter des vêtements de femme.
  • Il peut en résulter une aversion pour les caractéristiques sexuelles masculines, celles-ci entravant une présentation féminine. Les sentiments qui en découlent peuvent littéralement être ambivalents : le désir d’une réassignation sexuelle (partielle), mais aussi la peur d’un rejet social dans l’hypothèse où l’on s’y soumettrait.

Le transgendérisme ne s’accompagne toutefois pas nécessairement de problèmes. Certains partenaires parviennent à intégrer le transgendérisme de l’un(e) d’eux (elles) dans leur relation. Ces personnes ont alors le sentiment, après avoir surmonté tout cela, d’être plus proches l’une de l’autre, de mieux se comprendre et de mieux s’entendre. Cela permet également à la personne transgendériste de se sentir mieux acceptée et soutenue et d’avoir un plus grand sentiment de confiance en elle, ce qui se répercute sur d’autres aspects de la vie.

 

 

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